> TOUSSUS-LE-NOBLE
28 mars 2013
Le premier looping aérien est centenaire
Il y a 100 ans cette année, le pilote d’essai Célestin Adolphe Pégoud réalisait le premier looping volontaire de l’histoire de l’aviation. C’était sur l’aérodrome de Toussus-le-Noble. Retour en images.


L’aérodrome de Buc
Le terrain d’aviation de Toussus-le-Noble, utilisé à partir de 1907 par les frères Farman et Robert Esnault-Pelterie, était aussi appelé aérodrome de Buc. Il ne s’agissait alors que d’un simple hangar construit près de l’étang du Trou-Salé. En 1909, Santos Dumont y installe son hangar. Puis c’est au tour de Louis Blériot, premier homme à avoir traversé la Manche en avion le 25 juillet 1909, d’y installer un aérodrome privé : « l’aéroparc du Buc ».



Un virtuose parmi les virtuoses
Le 8 mars 1913, une semaine après avoir obtenu son brevet d’aviation civile, Adolphe Pégoud rejoint l’équipe de Louis Blériot comme troisième pilote. Le 19 août de la même année, il effectue un des premiers sauts en parachute, sur un Blériot destiné à la casse. L’appareil abandonné effectue des loopings avant de s’écraser sur le sol. Dès lors, il est convaincu qu’une meilleure maîtrise de ces avions permettrait des manœuvres à même de sauver la vie de pilotes en difficulté.

Un précurseur de la voltige aérienne
Dans le hangar de Toussus-le-Noble, Adolphe Pégoud fait installer un Blériot à l’envers afin de s’habituer à la sensation. Le 1er septembre, il effectue le premier vol « tête en bas » de l’histoire, sur 400 mètres, au dessus de Juvisy-sur-Orge. Il renouvelle l’expérience le lendemain à Buc devant les autorités civiles et militaires. Le 21 septembre 1913, toujours à Buc, il réalise cette fois en public une série de figures acrobatiques et termine son programme par le premier looping volontaire de l’histoire, forçant l’admiration des autres pilotes.



« Avant Pégoud, nous ne savions pas voler ! »  Jules Védrines




D’autres sources, attribuent cet honneur au Russe Pyor Nesterov, le 27 août 1913, pilotant un Nieuport.

Un héros de la Première Guerre mondiale
Mobilisé pour la Première Guerre mondiale, il défend le territoire de Belfort en qualité de pilote. Après plusieurs victoires, il est promu Chevalier de la Légion d’Honneur, mais ne sera jamais décoré. Son appareil est abattu par un avion blindé de l’armée allemande le 31 août 1915. Les pilotes découvrant dans la presse l’identité du soldat, déposent sur les lieux une couronne de lauriers portant l’inscription « À Pégoud, mort en héros pour sa Patrie. Ses adversaires.»

Un avion d’exception, exposé au MAE du Bourget
Depuis 1955 le Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget possède un authentique Blériot XI-2 Pégoud. Ce modèle est aussi nommé « Blériot XI-Looping » suite aux exploits de ce pilote.


Crédit photo : Musée de l'Air et de l'Espace

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