18 novembre 2015
Après...
J'avais quasiment fini d'écrire mon éditorial, quand est arrivée la funeste soirée du 13 novembre: du coup, les mots n'avaient plus le même sens, les idées tombaient à plat, le message en était transformé.

Alors, je me suis remis au travail.


Dans tous les événements qui surviennent dans notre vie, il y a toujours un après ; au début, c'est le temps du deuil, de l'émotion, d'une certaine forme de détresse où l'incompréhension le dispute à la recherche de sens.

Puis vient le temps de la réflexion, qui est aussi celui de l'enquête, du débat, de la posture qui permet de regarder l'avenir. Ce temps n'interdit pas de regarder en arrière, d'être happé par l'émotion, de chercher à comprendre.

Mais ce temps doit être celui de la construction et du dynamisme, parce que les sociétés basées seulement sur le deuil n'ont jamais permis à l'homme de dépasser ses limites.

Il nous faudra beaucoup de solidarité vigilante pour nous défendre efficacement contre les agressions de toutes sortes, et pour faire face, malgré les obstacles, aux enjeux que nos positions respectives nous désignent comme objectifs.

Nous avons comme atouts un secteur en croissance dans une Région capitale, et un professionnalisme reconnu qui, jour après jour, produit de l'activité et de l'emploi au service du pays; alors, si le 13 novembre a un sens, c'est peut-être celui de nous conduire à réveiller nos valeurs et à croire à nos promesses.
 
François Charritat
Directeur de Paris-Le Bourget
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